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Ankh Amen Ra - Face the day Come what May

# Posté le mercredi 30 avril 2008 08:04

... 孔夫子 ...

... 孔夫子 ...
Confucius (Kǒng Fūzǐ 孔夫子), philosophe chinois, a tendu durant sa vie entière vers la perfection.
Il ne prit part à aucune lutte, refusa d'assumer toute charge politique qu'on lui proposât,
enseigna aux princes et aux aspirants à la sagesse les décrets célestes, ne refusa jamais
la parole au plébéen, traitant comme égal chaque homme qui se présentait à lui.
Il fut à la Chine Impériale ce qu'était Platonas à l'Ellade. Les entretiens qu'il avait avec ses disciples
ont été retranscrits:


I.16. Le Maître dit : « Ne vous affligez pas de ce que les hommes ne vous connaissent pas ; affligez-vous de ne pas connaître les hommes. »

II.1. Le Maître dit : « Celui qui gouverne un peuple par la Vertu est comme l'étoile polaire qui demeure immobile, pendant que toutes les autres étoiles se meuvent autour d'elle. »

II.3. Le Maître dit : « Si le prince conduit le peuple au moyen des lois et le retient dans l'unité au moyen des châtiments, le peuple s'abstient de mal faire ; mais il ne connaît aucune honte. Si le prince dirige le peuple par la Vertu et fait régner l'union grâce aux rites, le peuple a honte de mal faire, et devient vertueux. »

II.4. Le Maître dit : « À quinze ans, ma volonté était tendue vers l'étude ; à trente ans, je m'y perfectionnais ; à quarante ans, je n'éprouvais plus d'incertitudes ; à cinquante ans, je connaissais le décret céleste ; à soixante ans, je comprenais, sans avoir besoin d'y réfléchir, tout ce que mon oreille entendait ; à soixante-dix ans, en suivant les désirs de mon c½ur, je ne transgressais aucune règle. »

II.10. Le Maître dit : « Si l'on considère pourquoi et comment un homme agit, si l'on examine ce qui l'apaise, pourra-t-il cacher ce qu'il est ? »

II.11. Le Maître dit : « Celui qui repasse dans son esprit ce qu'il sait déjà, et par ce moyen acquiert de nouvelles connaissances¹, pourra bientôt enseigner les autres. »

II.15. Le Maître dit : « Étudier sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir sans étudier est dangereux. »

II.17. Le Maître dit : « Iou¹, veux-tu que je t'enseigne le moyen d'arriver à la connaissance ? Ce qu'on sait, savoir qu'on le sait ; ce qu'on ne sait pas, savoir qu'on ne le sait pas : c'est savoir véritablement. »

II.21. Quelqu'un dit à Confucius : « Maître, pourquoi ne prenez-vous aucune part au gouvernement ? » Maître K'ong répondit : « Le Livre des Documents¹ ne dit-il pas, en parlant de la piété filiale : “Respectueux envers vos parents et bienveillants envers vos frères, vous ferez fleurir ces vertus partout sous votre gouvernement ?” Faire régner la vertu dans sa famille par son exemple, c'est aussi gouverner. Remplir une charge, est-ce la seule manière de prendre part au gouvernement ?

III.8. Tzeu hia dit à Confucius : « On lit dans le Livre des Odes : “Un sourire agréable plisse élégamment les coins de sa bouche ; ses beaux yeux brillent d un éclat mêlé de noir et de blanc. Un fond blanc reçoit une peinture de diverses couleurs.” Que signifient ces paroles ? » Le Maître répondit : « Avant de peindre, il faut avoir un fond blanc. » Tzeu hia reprit : « Ces paroles ne signifient-elles pas que les cérémonies extérieures exigent avant tout et présupposent la sincérité des sentiments ? » Le Maître dit : « Tzeu hia sait éclaircir ma pensée. A présent je puis lui expliquer les Odes. »

III.16. Le Maître dit : « Quand on tire à l'arc, le mérite ne consiste pas à transpercer le cuir ; car les hommes ne sont pas tous d'égale force. Telle est la Voie des Anciens. »

IV.3. Le Maître dit : « Seul l'homme honorable sait aimer et haïr les hommes comme il convient. »

IV.5. Le Maître dit : « Les richesses et les honneurs sont très ambitionnés des hommes ; si vous ne pouvez les obtenir qu'en sacrifiant vos principes, ne les acceptez pas. La pauvreté et l'abjection sont en horreur aux hommes ; si elles vous viennent, même sans aucune faute de votre part, ne les fuyez pas.»

IV.10. Le Maître dit : « Dans le gouvernement d'ici-bas, l'homme honorable ne veut ni ne rejette rien avec opiniâtreté. La justice est sa règle. »

IV.14. Le Maître dit : « Ne soyez pas en peine de ce que vous n'ayez pas de charge ; mettez-vous en peine de vous rendre digne d'être élevé à une charge. Ne soyez pas en peine de ce que personne ne vous connaît ; travaillez à vous rendre digne d'être connu. »

IV.15. Le Maître dit : « Ma Voie est cousue d'un seul fil. » Tseng tzeu répondit : « Certainement. » Lorsque le Maître se fut retiré, ses disciples demandèrent ce qu'il avait voulu dire. Tseng tzeu répondit : « La Voie de notre maître consiste en la loyauté et en l'amour d'autrui comme de soi-même. »

IV.18. Le Maître dit : « Si vos parents tombent dans une faute, avertissez-les avec grande douceur. Si vous les voyez déterminés à ne pas suivre vos avis, redoublez vos témoignages de respect, sans vous opposer. Quand même ils vous maltraiteraient, n'en ayez aucun ressentiment. »

IV.21. Le Maître dit : « Les Anciens n'osaient pas émettre de maximes ; ils craignaient que leurs actions ne répondissent pas à leurs paroles. »

IV.22. Le Maître dit : « On s'égare rarement en s'imposant à soi-même des règles sévères. »

V.4. Quelqu'un dit : « Ioung¹ est très vertueux, mais peu habile à parler. » Le Maître répondit : « Que sert d'être habile à parler ? Ceux qui reçoivent tout le monde avec de belles paroles, qui viennent seulement des lèvres, et non du c½ur, se rendent souvent odieux. Je ne sais si Ioung est vertueux ; mais que lui servirait d'être habile à parler ? »

V.11. Tzeu koung dit : « Ce que je ne veux pas que les autres me fassent, je désire ne pas le faire aux autres. » Le Maître répondit : « Seu, tu n'as pas encore atteint cette perfection. »

V.19. Ki Wenn tzeu réfléchissait trois fois avant de faire une chose. Le Maître, l'ayant appris, dit : « Il suffit de réfléchir deux fois. Un troisième examen fait naître des intentions peu louables, et obscurcit les idées, au lieu de les éclaircir .»

V.26. Le Maître dit : « Faut-il donc désespérer de voir un homme qui reconnaisse ses fautes, et se les reproche en secret ? Moi, je n'en ai pas encore vu. »

VI.9. Le Maître dit : « Que la sagesse de Ien Houei était grande ! Il demeurait dans une misérable ruelle, n'ayant qu'une écuelle de riz et une gourde de boisson. Un autre, en se voyant si dépourvu, aurait eu un chagrin intolérable. Houei était toujours content. Oh ! que Houei était sage ! »

VI.13. Le Maître dit : « Meng Tcheu fan ne se vante pas lui-même. L'armée ayant été mise en déroute, il est revenu le dernier. Arrivé à la porte de la capitale, il frappa son cheval, en disant : “Ce n'est pas que j'aie eu le courage de me retirer après les autres ; mais mon cheval n'avance pas.” »

VI.14. Le Maître dit : « À moins d'avoir le talent de l'orateur T'ouo et la beauté de Tchao de Soung, il est difficile d'échapper à la haine dans ce siècle. »

VI.15. Le Maître dit : « Quelqu'un peut-il sortir de la maison, si ce n'est par la porte ? Pourquoi personne ne passe-t-il par la Voie ? »

VI.17. Le Maître dit : « Tout homme en naissant a la rectitude. Si celui qui la perd ne perd pas en même temps la vie, il a un bonheur qu'il n'a pas mérité. »

VI.27. Le Maître dit : « La Vertu qui se tient dans le milieu juste n'est-elle pas la plus parfaite ?
Peu d'hommes la possèdent, et cela depuis longtemps. »

VII.3. Le Maître dit : « Ce qui me préoccupe, c'est de ne pas m'appliquer à cultiver la Vertu, de ne pas enseigner ce que j'ai étudié, d'entendre parler de justice sans pouvoir l'appliquer, et de ne pouvoir me corriger de mes défauts. »

VII.8. Le Maître dit : « Je n'enseigne pas celui qui ne s'efforce pas de comprendre ; je n'aide pas à parler celui qui ne s'efforce pas d'exprimer sa pensée. Si je soulève un angle [de la question] et que l'on est incapable de me retourner les trois autres, alors je n'y reviens pas. »

VII.15. Le Maître dit : « Fût-on réduit à manger une grossière nourriture, à boire de l'eau, et à reposer la nuit la tète appuyée sur son bras, on y trouvera de la joie au milieu de ses privations. Les richesses et les dignités obtenues injustement me paraissent comme des nuages qui passent. »

VII.19. Le Maître dit : « La connaissance n'est pas innée en moi ; mais mon amour pour l'Antiquité m'y fait aspirer avec ardeur. »

VII.21. Le Maître dit : « Si je voyageais avec deux compagnons, tous deux me serviraient de maîtres. J'examinerais ce que le premier a de bon et je l'imiterais ; les défauts que je reconnaîtrais en l'autre, je tâcherais de les corriger en moi-même. »

VII.22. Le Maître dit : « Le Ciel m'a donné la Vertu avec l'existence ; que peut me faire Houan T'ouei ? »

VII.23. Le Maître dit : « Pensez-vous, mes amis, que je vous cache quelque chose ? Je ne vous cache rien ; je n'ai rien fait dont je ne vous ai donné connaissance. Voilà comme je suis. »

VII.29. Le Maître dit : « La vertu d'humanité est-elle inaccessible ? Il me suffit de la désirer et la voilà. »

La vertu d'humanité est la bonté naturelle que chaque homme possède nécessairement. Mais les hommes, aveuglés par leurs passions, ne savent pas la chercher. Ils suivent l'inverse et se persuadent qu'elle est loin d'eux.

VII.35. Le Maître dit : « La prodigalité conduit à l'arrogance, et la parcimonie à l'avarice.
L'arrogance est pire que l'avarice. »

VIII.12. Le Maître dit : « Il est rare de trouver un homme qui se livre trois ans à l'étude, sans avoir en vue un salaire. »

VIII.13. Le Maître dit : « Adonnez-vous à l'étude avec une foi profonde, conservez [la bonne voie] jusqu'à la mort ; n'entrez pas dans un pays troublé ; ne demeurez pas dans un État en rébellion. Si le monde suit la Voie, montrez-vous¹, sinon cachez-vous. Si le pays suit la Voie, ayez honte de n'avoir ni richesses ni honneurs. Mais s'il ne la suit pas, ayez honte d'en avoir. »

VIII.17. Le Maître dit : « Étudiez, comme si vous aviez toujours à acquérir ; et craignez de perdre ce que vous avez acquis. »

Celui qui ne progresse pas chaque jour recule chaque jour.

VIII.18. Le Maître dit : « Oh ! suprême grandeur ! Chouenn et Iu ont possédé le monde sans y être attachés. »

IX.4. Le Maître désapprouvait quatre choses : l'opinion personnelle, l'affirmation catégorique, l'opiniâtreté et l'égoïsme.

IX.16. Le Maître se trouvant au bord d'un cours d'eau dit :
« Tout passe comme cette eau ; rien ne s'arrête ni jour ni nuit. »

IX.18. Le Maître dit : « Si, après avoir entrepris d'élever un monticule, j'abandonne mon travail, quand il ne manquerait qu'un panier de terre, il sera vrai de dire que j'ai abandonné mon entreprise. Si, après avoir commencé à faire un remblai, je continue mon travail, quand même je ne mettrais qu'un panier de terre, mon entreprise avancera. »

XI.5. Nan loung répétait souvent ces vers de l'ode La Tablette de jade blanc : « Le défaut d'une tablette de jade blanc peut toujours être effacé, mais une parole malheureuse ne peut être rectifiée¹. »
Confucius lui donna en mariage la fille de son frère.

XII.6. Le Maître dit : « Ne pas se laisser imprégner par les calomnies, ni se laisser meurtrir par les accusations, c'est la lucidité d'un homme qui voit loin. »

XII.7. Tzeu koung interrogea Confucius sur l'art de gouverner. Le Maître répondit : « Celui qui gouverne doit avoir soin que les vivres ne manquent pas, que les forces militaires soient suffisantes, que le peuple lui donne sa confiance. » Tzeu koung dit : « S'il était absolument nécessaire de négliger une de ces trois choses, laquelle conviendrait-il de négliger ? – Les forces militaires », répondit Confucius. « Et s'il était absolument nécessaire d'en négliger encore une seconde, dit Tzeu koung, quelle serait-elle ? – Les vivres, répondit Confucius, car de tout temps les hommes ont été sujets à la mort, mais si le peuple n'a pas confiance en ceux qui le gouvernent, c'en est fait de lui. »

XII.13. Le Maître dit : « Instruire un procès, je le puis, tout comme un autre. L'important serait de faire qu'il n'y eût plus de procès. »

XII.15. Le Maître dit : « L'homme honorable développe ce qui est beau chez autrui et non ce qui est laid. L'homme de peu tient une conduite tout opposée. »

XII.17. Ki K'ang tzeu était dans l'embarras à cause des voleurs ; il consulta Confucius. Le Maître lui répondit : « Seigneur, si vous n'étiez pas cupide, vous les récompenseriez qu'ils ne voleraient pas. »

XII.18. Ki K'ang tzeu, interrogeant Confucius sur la manière de gouverner, lui dit : « Ne ferais-je pas bien de mettre à mort ceux qui contreviennent à la Voie, pour faire place à ceux qui la suivent ? » Confucius répondit : « Pour gouverner le peuple, Seigneur, avez-vous besoin de tuer ? Vous-même tendez vers le bien, et le peuple sera bon. La Vertu du prince est comme le vent ; celle du peuple est comme l'herbe. Au souffle du vent, l'herbe se courbe toujours. »

XIII.11. Le Maître dit : « Si des princes vertueux se succédaient sur le trône durant cent ans, a dit un poète, ils vaincraient les scélérats, et élimineraient la peine de mort. Que ces paroles sont véritables ! »

XIII.13. Le Maître dit : « Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner l'État ? »

XIII.23. Le Maître dit : « L'homme honorable cultive l'harmonie et non le conformisme. L'homme de peu cultive le conformisme et non l'harmonie. »

XIV.11. Le Maître dit : « Il est plus difficile de se défendre de l'amertume dans la pauvreté que de l'orgueil dans l'opulence. »

XIV.29. Le Maître dit : « L'homme honorable aurait honte de laisser ses paroles outrepasser ses actions. »

XIV.30. Le Maître dit : « La Voie de l'homme honorable est triple – que je ne peux quant à moi réaliser : la plénitude humaine sans obsession ; la connaissance sans scepticisme ; le courage sans peur. » Tzeu koung dit : « Mais vous parlez de vous, Maître. »

XIV.37. Le Maître dit : « Personne ne me connaît. » Tzeu koung dit : « Maître, pourquoi dites-vous que personne ne vous connaît ? » Le Maître reprit : « Je ne me plains pas du Ciel et n'accuse pas les hommes, En étudiant ce qui est en bas, je pénètre les hauteurs. Celui qui me connaît n'est-ce pas le Ciel¹ ? »

XIV.39. Le Maître dit : « Le sage évite le monde, puis évite certaines contrées, puis certaines attitudes, enfin certaines paroles. »

XV.7. Le Maître dit : « Si vous refusez d'instruire un homme qui a les dispositions requises, vous perdez un homme. Si vous enseignez un homme qui n'a pas les dispositions nécessaires, vous perdez vos instructions. Un sage ne perd ni les hommes ni ses enseignements. »

XV.16. Confucius dit : « Qu'ils sont pénibles ceux qui se réunissent et demeurent ensemble toute la journée, qui ne disent rien de juste et se plaisent à faire de piètres jeux d'esprit ! »

XV.20. Le Maître dit : « L'homme honorable attend tout de lui-même ; l'homme de peu attend tout des autres. »

XV.29. Le Maître dit : « Ne pas se corriger après une faute, c'est là qu'est la faute. »

XV.33. Le Maître dit : « On ne peut apprécier le sage dans une petite chose¹, mais on peut lui en confier de grandes. On ne peut confier de grandes choses à l'homme de peu ; mais on peut l'apprécier dans les petites². »

XV.34. Le Maître dit : « La vertu d'humanité est plus nécessaire au peuple que l'eau et le feu¹. J'ai vu des hommes périr en marchant dans l'eau ou dans le feu ; je n'ai jamais vu personne périr en marchant dans la voie de cette vertu. »

XVI.6. Confucius dit : « Quand vous êtes en présence d'un homme honorable, vous avez trois défauts à éviter. Si vous lui adressez la parole avant qu'il vous interroge, c'est précipitation. Si, interrogé par lui, vous ne lui répondez pas, c'est dissimulation. Si vous lui parlez avant d'avoir vu, à l'air de son visage, qu'il vous prête une oreille attentive, c'est aveuglement. »

XVI.7. Confucius dit : « L'homme honorable se tient en garde contre trois choses. Dans la jeunesse, lorsque le sang et le souffle vital sont toujours en mouvement, il se tient en garde contre les plaisirs des sens. Dans l'âge mûr, lorsque le sang et le souffle vital sont dans toute leur vigueur, il évite les querelles. Dans la vieillesse, lorsque le sang et le souffle vital ont perdu leur énergie, il se tient en garde contre la passion d'acquérir. »

XVII.2. Le Maître dit : « Les hommes sont tous semblables par leur nature profonde ; ils diffèrent par leurs us et coutumes. »

XVII.3. Le Maître dit : « Il n'y a que deux classes d'hommes qui ne changent jamais de conduite : les plus instruits et les plus insensés. »

XVII.8. Le Maître dit : « Iou¹, connais-tu les six paroles² et les six ombres³ ? » Tzeu lou se levant, répondit : « Pas encore. – Assieds-toi, reprit Confucius, je te les dirai. Le défaut de celui qui aime à se montrer bienfaisant, et n'aime pas l'étude, c'est le manque de discernement. Le défaut de celui qui aime le savoir, et n'aime pas l'étude, c'est de tomber dans la futilité. Le défaut de celui qui aime à tenir ses promesses, et n'aime pas l'étude, c'est de nuire aux autres¹¹. Le défaut de celui qui aime la franchise, et n'aime pas l'étude, c'est d'être tranchant. Le défaut de celui qui aime à montrer du courage et n'aime pas l'étude, c'est de troubler l'ordre. Le défaut de celui qui aime la fermeté d'âme, et n'aime pas l'étude, c'est le fanatisme. »

XVII.22. Tzeu lou dit : « L'homme honorable n'a-t-il pas en grande estime la bravoure ? » Le Maître répondit : « L'homme honorable met la justice au-dessus de tout. L'homme honorable qui a de la bravoure et ne respecte pas la justice provoque le désordre. Un homme de peu qui a de la bravoure et manque de justice devient brigand. »

XVII.24. Le Maître dit : « Les femmes de second rang et les hommes de peu sont les personnes les moins maniables. Si vous les traitez familièrement, ils vous manqueront de respect ; si vous les tenez à distance, ils seront mécontents. »

XIX.4. Tzeu hia dit : « Les métiers, les arts, même les plus humbles¹, ne sont nullement à mépriser. Mais à s'y engager trop loin, il faut craindre de s'y embourber. Pour cette raison l'homme honorable n'exerce pas ces métiers. »

XIX.9. Tzeu hia dit : « L'apparence de l'homme honorable est sujette à trois changements. Vu de loin, il paraît grave et sérieux ; vu de près, il paraît affable ; quand il parle, il paraît inflexible. »

XIX.11. Tzeu hia dit : « Celui qui dans les grands principes ne dépasse pas les limites, peut dans les petits se permettre quelques libertés. »

XIX.20. Tzeu koung dit : « La scélératesse de l'empereur Tcheou n'a pas été si extrême qu'on le dit. L'homme honorable craint beaucoup de demeurer en aval du courant, là où les miasmes du monde se déversent. »

XIX.25. Tch'enn Tzeu k'in dit à Tzeu koung : « C'est par modestie que vous mettez Tchoung gni au-dessus de vous. Est-ce qu'il est plus sage que vous ? » Tzeu koung répondit : « L'homme honorable peut, d'une parole, manifester son savoir ou révéler son ignorance. Ainsi ne peut-il parler sans circonspection. Personne ne peut égaler notre Maître, de même que personne ne peut s'élever jusqu'au ciel avec une échelle. Si notre Maître avait eu un État à gouverner, il aurait, comme on dit, relevé [le peuple], et [le peuple] se serait levé. Il l'aurait mené sur la Voie, et celui-ci aurait marché ; il lui aurait procuré la paix, et celui-ci l'aurait rejoint ; il l'aurait mis à l'½uvre, et celui-ci lui aurait répondu ; il aurait été honoré pendant sa vie, et pleuré après sa mort. Qui peut l'égaler ? »


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# Posté le jeudi 24 avril 2008 08:49

Modifié le jeudi 24 avril 2008 09:00